Entre le répertoire tzigane et la musique juive, entre imaginaire et modernité

 

  • Article Klezmanouche 08 2016
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Présentation

À la croisée de plusieurs cultures, l'Alsace est riche de dialectes et de langues entremêlés : l'alsacien, le romanès (langue des Manouches), le judéo-alsacien (ou elsässer yiddish), le yiddish, l’allemand et le français. Une terre de rencontre peut-être entre juifs et manouches qui partagent la même ferveur dans l'interprétation musicale, et un grand sens de l'ornementation et de l'improvisation.
C'est toute cette richesse que le concert Klezmanouche restitue avec brio, invitant chacune de ces langues à la fête !

Entre fidélité et audaces, le concert propose des reprises (chants et airs tziganes et yiddish), des croisements (mélodies tziganes chantées en yiddish, mélodies tziganes et yiddish chantées en français ou en alsacien), ainsi que des compositions (Yves Weyh, Engé Helmstetter pour les musiques, Engé Helmstetter encore, Roger Siffer, Annette Fern et Astrid Ruff pour les textes ). Une soirée festive, qui raconte un mariage en Alsace, quand on pouvait voir réunis à la même table, alsaciens, juifs et gitans...

Les musiciens vous envoûtent par de très virtuoses improvisations, sans faiblir rythmiquement ! Et la chanteuse virevoltante connaît son affaire.

Dans un subtil mélange de mélodies follement enlevées, et d’airs plus contemplatifs...

L'histoire

La scène se passe il y a longtemps, en Alsace.

Esther, une jeune fille polonaise arrive en Alsace, invitée par son oncle et sa tante, fuyant les conditions difficiles faites aux Juifs en Europe de l’Est. Elle est exaltée, et attend beaucoup de ce changement de vie… Son oncle, Sichel, est marieur.
Justement, dans peu de jours va se dérouler un mariage arrangé par son oncle, entre Fritz Kobus, le fameux héros de « L’Ami fritz » de Erckmann- Chatrian et Liesel. Esther se réjouit d’y assister. Il y a de nombreux invités, alsaciens, juifs, gitans, et parmi eux également Joseph, l’ami gitan de Fritz Kobus.
Tout le reste du spectacle se passe pendant ce mariage.
Durant la noce, les invités chantent des chansons à boire, les gitans jouent des mélodies entraînantes...
Esther et Joseph se rapprochent l’un de l’autre ; elle est envoûtée par son violon, lui par sa voix… Mais ils réalisent bien vite qu’aucune histoire d’amour n’est possible entre eux.
La noce continue, on chante des chansons à boire, tziganes, yiddish…
Les mariés, Fritz et Liesel se jurent fidélité éternelle en chantant un air traditionnel en allemand.
Esther assiste à toutes ces réjouissances, et réfléchit à sa situation, à l’impossibilité de vivre son attirance pour le beau gitan, à cette nouvelle vie qui l’attend et qui déjà la déçoit…
La fête continue, avec une chanson tzigane chantée en yiddish et une chanson manouche…

Gaîté, nostalgie, vapeurs d’alcool, tout le monde participe à ce beau moment…

 

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